After d'Anna Todd

Publié le par Lyrah

After d'Anna Todd

Anna Todd, After, Saison 1
Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux... Mais ça, c'était avant qu'il ne ne la bouscule dans le dortoir. Lui, c'est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un " p... d'accent anglais ! " Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle... Cet homme ingérable, au caractère sombre, la repousse sans cesse, mais il fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque... Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ? L'écriture rythmée d'Anna Todd rendra accros tous ses lecteurs.

Éditeur : Hugo Roman
Date de sortie : 2 janvier 2015
Lien Amazon

Mon avis :

Avant de commencer After, je me suis posée la question suivante : cette nouvelle romance new adult est-elle intéressante pour son écriture et son histoire ?

La quatrième de couverture seule ne présageait rien de bon avec une jeune fille - bien élevée, dont la vie est tout tracée et qui sort avec un mec parfait - arrive à la fac et rencontre son total opposé, sous les traits d'un beau punk mystérieux, à l'accent anglais mais très désagréable. Ouhlala arrêtez, c'est du jamais vu ! Bref, suite à toute la publicité visible un peu partout (internet, télé, affiches...), je m'ennuyais, je voulais lire quelque chose de léger et j'étais quand même intriguée par mes hormones adolescentes qui resurgissent face à ce genre de roman.


Ma lecture commencée, je peux vous dire que le début allait. Pas extraordinaire mais pas encore envie de jeter le livre. Le style est fluide (pas trop mal écrit/traduit) et les chapitres se sont enchaînés (bien qu'il y ait quelques raccourcis du genre la coloc de l'héroïne qui sait, alors qu'elle ne l'a vu que 2mn, que Tessa n'a pas de voiture WTF...). Enfin ! J'attendais avec impatiente le rapprochement annoncé entre Tessa et Hardin (c'est quoi ce nom? Il y a bien l'écologiste G. Hardin mais je ne pense pas que l'auteure souhaitait faire un tel rapprochement). Malgré la promesse d'une relation enflammée, j'ai été totalement dépassée par la débilité dont faire preuve Thessa. Elle se promet de ne pas retourner à une fête mais y retourne, de ne pas puis de ne plus boire et se saoule, de ne pas machin et de ne pas bidule... Mince, je sais bien que la nature humaine est complexe mais il ne faut pas non plus se foutre des lecteurs.

A sa décharge la jeune Tessa n'a pas eu la vie facile. Bridée par sa môman qui contrôle sa vie, abandonnée par son pôpa (alcoolique, alors pourquoi boit-elle?) et coincée dans une routine contrôlée à l'extrême (sait-elle exactement quand elle va aller aux toilettes ?), le tout surmonté par une relation avec un mec parfait et chiant (qui n'augure rien de bon niveau spontanéité), il est compréhensible de vouloir jouer la kamikaze avec des rebelles, punks, drogués, alcooliques aux hormones en ébullition et totalement libérés (mais très gentils). Des mecs "cool" quoi !

Bon, je suis un peu méchante, je sais mais ne peut-on pas écrire un livre de ce genre de façon moins niaise ? Telle est la question !

Quoi qu’il en soit, après avoir tenté plusieurs fois de poursuivre ma lecture sans permettre à mon livre d’apprendre à voler, j’ai rencontré un mur de stupidité qui m’a, malheureusement, forcée à abandonner ma lecture. Je ne comprends pas ce phénomène. Autant Fifty shades of Grey, mal écrit, était intéressant niveau pratiques sadomasochistes mais là, malgré des tentatives de transcrire la complexité de la vie et de la nature humaine, malgré l’évolution des protagonistes qui démontrent une sorte de parcours intérieur, de « roman initiatique » (je parle au sens large et ne souhaite pas du tout choquer par ce qualificatif), le tout est, pour ma part, tellement énervant que je ne peux pas vous conseiller cette lecture. Je suis rarement aussi virulente mais je ne vois qu’un coup marketing des éditeurs face à une série divisée en plusieurs « saisons » (rien que le terme saison veut tout dire…) dont le contenu ne vaut pas grand-chose. Je peux saisir le plaisir procuré par une lecture légère (j’en lis, l’assume et le revendique) mais elle doit avoir un message derrière et pas juste « taper sur le système ».

D’autres ont aimés et je vous recommande leur avis plutôt que le mien si vous êtes réellement intéressés par la série d’Anna Todd.Pour finir, comme je n’aime pas ne pas finir un livre, je ne dis pas que, par curiosité, je ne tenterai pas à nouveau de poursuivre la lecture de ce premier tome. Après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Publié dans Chroniques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article