Sans prévenir de Matthew Crow

Publié le par Lyrah

Sans prévenir de Matthew Crow

Matthew Crow, Sans prévenir
À 15 ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Sans prévenir, un jour, la vie bascule. On lui diagnostique une leucémie. À l'hôpital où il entre pour son traitement, il rencontre Ambre, son caractère de chien, son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante...Une histoire d'amour extraordinaire.

Éditeur : Gallimard Jeunesse collection Scripto
Date de sortie : 15 janvier 2015
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Mon avis :

Je viens vers vous avec mon avis sur Sans prévenir de Matthew Crow qui arrive bien tardivement. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que je ne savais que dire sur ce roman, référencé comme un Nos étoiles contraires, autant vous dire que cette comparaison n’augurait rien de bon…

Vous avez dû le comprendre au vu de la comparaison, l’histoire traite d’adolescents touchés par la maladie. Rien d’original, oui il y a eu Nos étoiles contraires mais pas seulement, d’autres œuvres littéraires, cinématographiques etc. traitaient du sujet bien avant et, pour tout vous dire, ce n’est pas tant le cancer dans Nos étoiles contraires qui m’a marqué mais l’histoire d’amour en elle-même. Pourquoi fait la promo de ce dernier dans ma chronique de Sans prévenir ? Parce que ça n’a pas du tout été le cas pour le roman de Matthew Crow. Il faut avant tout savoir que j’apprécie énormément les romans anglo-saxons et anglais en particulier. Je trouve qu’il y a une touche dans l’écriture des auteurs anglais (Grande-Bretagne) unique qu’on ne retrouve pas ailleurs. Cependant, cette touche peut être trop intense, à double tranchant, trop originale. Ce qui a été le cas pour ce roman publié par Gallimard Jeunesse.
Comment dire ? L’écriture n’est pas mauvaise mais pas terrible non plus. Certaines phrases n’avaient pas de sens avec les précédentes ou les suivantes (problème de traduction ?).

Les personnages auraient pu être intéressants s’ils n’étaient pas de véritables clichés ambulants alors que l’auteur semble vouloir leur donner une personnalité hors-normes. Le summum reste tout de même le personnage principal, prénommé Francis (quel nom !) jeune adolescent un peu spécial qui semble intelligent et idiot à la fois, en mode geek sans vraiment l’être, qui vit totalement dans sa bulle avec un système de réflexion étonnant (pas toujours dans le bon sens !). Donc, Francis tombe malade, il a un cancer, intègre un service spécialisé pour les adolescents à l’hôpital. Il faut savoir qu’il a une mère un peu tarée (mais que, personnellement, j’apprécie), un frère qui est une autre sorte de cas comme lui (en langage courant : un cassos), une défunte sœur jumelle (je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée qu’elle était morte d’un cancer alors que non, était-ce moi qui avait une compréhension proche de zéro ou une erreur dans le texte… ?) et pas d’amis (sauf un jeune garçon qui est son ami car ils sont tous les deux seuls et qu’ils doivent bien se contenter de l’un de l’autre). Outre ces superbes notions d’amitié, de famille (avec le grand frère qui se moque constamment du petit, la grand-mère un peu folle et la mère qui l’est complètement), le lecteur découvrira comment Francis trouve l’amour à la suite de son arrivée au centre de cancéreux (autre lieu d’intenses clichés) en la personne d’Ambre, une jeune fille lunatique.

Francis est tout simplement exaspérant. Il emploi un vocabulaire bien développé, étudie et possède une grande culture sur divers sujets mais c’est un attardé sentimental, un gamin de 6 ans dans le corps d’un adolescent de 15 ans… Autant vous dire que je n’ai pas du tout accroché tant il était idiot et fermé dans ses petits fantasmes ridicules. De plus, il a beau avoir un cancer, il n’est pas le seul et reproche à sa petite-amie (qui, accessoirement, est également malade) de ne pas s’occuper de lui. Les scènes entre les deux personnages ne sont pas très développées, tout semble aller vite et lentement. Francis est donc un gros égoïste et, comme on a son point de vue, je n’ai tout simplement pas pu poursuivre ma lecture (pourtant, j’ai essayé plusieurs fois, je pensais le livre, m’occupais d’autres choses et y retournais pour mieux avoir envie de lui apprendre à voler).

Ce livre est un paradoxe à lui seul mais, pour ma part, une chose est sûre, j’ai eu beaucoup de mal à le lire et je n’ai pas pu l’apprécier. Je sais que d’autres ont eu une sorte de coup de cœur, bon, chacun ses goûts….
Je remercie les éditions Gallimard pour cette découverte. J’ai tout de même aimé quelques détails comme certaines réflexions des personnages mais, globalement, ce livre n’était pas pour moi.

Publié dans Chroniques

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Léa Touch Book 05/03/2015 17:44

Un livre que j'aimerais beaucoup lire :)