Pandemonium, Delirium tome 3 de Lauren Oliver

Publié le par Lyrah

Pandemonium, Delirium tome 3 de Lauren Oliver

Ce tome reprend l’alternance des chapitres qui est de plus en plus utilisée par les auteurs de young adult et qui permet d’avoir plus d’informations sur les personnages et leur façon de percevoir ce qu’ils vivent. L’histoire est ainsi racontée par la voix de Lena, notre héroïne qui a affronté la fin de la vie qu’elle connaissait, le risque de folie et de représailles de son gouvernement totalitaire, afin de pouvoir connaître l’amour et la liberté de choisir, d’être. Lena n’a de cesse d’évolue tout au long de la série, et ce tome est le point culminant de son évolution : elle se monde plus combattive, plus forte face à ses retrouvailles avec Alex mais aussi avec des éléments de son passé qui lui apporteront enfin des réponses sur tout un pan de sa vie. Le lecteur peut suivre sa vie dans la nature, son combat dans la résistance tout en ayant un œil constant grâce à Hana, la meilleure amie de Lena qui, elle, a subi l’opération qui éteint la deliria responsable de tant de maux. La vie de Hana n’est pourtant plus ce qu’elle était : son opération passée, elle se prépare à épouser le futur maire de la ville de Portland, Fred, qui bien présenté sous un bon jour, au début du roman, se montre pire que tout, ce qui la forcera à aller plus loin que ce qu’il semblait être possible.

Cette alternance apporte un parfait paysage des deux mondes qui s’opposent : celui des invalides, dont fait partie Hana, qui ont préféré effacer toute trace d’amour (et donc les sentiments qui y sont liés) pour espérer un semblant d’ordre. Mais très vite, les disparités qui existent dans leur « monde parfait » deviennent intolérables et des alliés s’ajoutent à la résistance. Cette résistance se démontre fragile depuis le premier tome (où elle n’est pas encore réellement présentée comme telle) jusqu’à –environ- la fin de ce tome. D’anciens personnages reviennent tandis que de nouveau apparaissent. Inévitablement, les deux mondes vont se rencontrer, des pertes chez les protagonistes que nous avons appris à aimer se feront (d’ailleurs je n’ai pas particulièrement aimé la façon dont l’auteure passe en vitesse sur ces morts…).

Le style du roman est égal à lui-même mais j’ai trouvé l’usage d’un grand nombre de comparaison très vite lassant… Certaines réflexions des personnages, comme Hana par exemple, sont tellement étranges que j’ai eu envie de secouer le livre, de me taper la tête dessus en criant « n’importe quoi ! ».

Dans ce troisième et dernier tome de la saga Delirium, Lauren Oliver conclue, comme à son habitude, l’histoire d’une façon bien personnelle (qui peut déplaire, ce qui est à moitié mon cas), c’est-à-dire, sans vraiment apporter un dénouement total. La fin se déroule rapidement, l’action est centrée sur Lena alors que de grands évènements ont lieu autour et bouleversent la vie telle qu’elle était. De ce fait, la fin arrive comme un cheveu sur la soupe mais reste, malgré tout, une conclusion à cette dystopie qui prône la liberté de ressentir l’amour, la vie dans tout ce qu’elle a de bon et de mauvais.

Publié dans Chroniques

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