Bilan lectures : Septembre 2013
Suzanne Collins, L'embrasement, Hunger Games tome 2
Note : 5/5
Hunger Games, ma Bible dystopique, celle qui a relancé l'engouement des jeunes face à ce genre, ancien, mais très intéressant (surtout avec tout ce qui se passe en ce moment). J’ai commencé le premier tome il y deux ans (oui oui très tardivement) car au départ, l’histoire ne m’inspirait pas (quelle folie !) mais un jour, je vois les images du film (même chose que pour Twilight) et hop, je me retrouve à lire le premier tome, puis à acheter les deux autres et à les dévorer en trois jours en même temps que je rédigeais mon mémoire. C’était comme si je ne pouvais m’arrêter, comme si rien d’autre n’était plus important que l’histoire de la jeune Katniss qui, pour sauver sa sœur sélectionnée à la Moisson, s’engage dans une lutte à mort avec 23 autres tributs et qui essaie de survivre face aux machinations et au gouvernement totalitaire.
Ce deuxième tome est différent tant par son thème plus profond (l’auteur va plus loin dans la mise en place de l’histoire) que par la rythmique du livre séparable en deux parties : la vie après les Jeux dans le district 12 puis une nouvelle édition des Hunger Games où l’on a plaisir à retrouver l’arène.
Je ne raconterai pas ici l’histoire, je mentionne juste la fin qui est troublante (bien plus que celle du premier livre), et qui, heureusement pour moi, ne m’a pas rongée dans l’attente de la sortie du dernier tome de cette magnifique trilogie.
The Harvard Lampoon, Hamburger Games, une parodie
Note : 1/5
J’avais lu la première parodie de The Harvard Lampoon basée sur Twilight de Stephenie Meyer, et j’avais franchement bien ri. Les parodies n’apportent rien en soi, le style littéraire est simple, l’histoire reprend celle du livre sur lequel elle se base en apportant de l’ironie et un côté comique, qui fonctionne plus ou moins bien. Leur première parodie était nettement mieux réussie que celle-ci qui est tout simplement horrible. Rue est un bébé, Peeta est obèse et pleurnichard, Gale se nomme Herpès… les seules choses originales et non vulgaires sont Katniss (nommée Kapriss) qui comme Bella dans la parodie Twilight, vit totalement dans son monde constitué de fantasmes délirants. Sa sœur, la petite Prim adorable dans Hunger Games, est réellement l’ado typique d’aujourd’hui, qui en plus déteste sa sœur. La fin est totalement différente et n’ouvre sur rien.
Je me suis peu amusée avec cette parodie et je pense qu’il aurait mieux valu ne pas en faire une mais bon, comme d’habitude, les « auteurs » surfent sur la mode (et sur l’argent que cela apporte).
Marie Lu, Legend tome 1
Note : 5/5
June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et
patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée.
Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il
sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter.
Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n'ont aucune raison de
se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné.
Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer...
Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?
Ma critique ici ->
Simone Elkeles, Irrésistible fusion, Les frères Fuentes tome 3
Note : 4,5/5
Les frères Fuentes, presque une institution dans la littérature jeunesse. Simone Elkeles nous ravie encore une fois avec son style franc, simple et pertinent.
Car sous cette idylle que rencontre ses personnages attachants, des thèmes sérieux et loin d’être niait ressortent. Les gangs, leur guerre, la pauvreté en opposition à l’élévation d’une classe sociale toujours plus éloignée, l’appartenance ethnique, tout cela s’impose comme une vision recherchée emplie de vérité. Les frères Fuentes apparaissent alors comme un stéréotype de la classe mexicaine, de parents immigrés, ils vivent leur vie jusqu’à ce qu’elle ne leur appartienne plus et qu’ils intègrent un gang. Leur différence, et non des moindres, est qu’ils veulent plus que cette vie de violence, ils puisent dans l’amour pour leur famille et dans l’amour de personnes marquées comme eux pour enfin, et ce après de nombreuses épreuves, se dégager de leurs chaines et retrouver leur liberté.
Pour le dernier de cette trilogie, Luis, cadet de la fratrie, raconte son histoire. C’est un garçon intelligent, qui a appris des erreurs de ses frères. Lui veut réussir, il n’a pas peur de se fixer des objectifs et fait tout pour y arriver. Le problème est qu’il ne peut fuir ses origines, le sang mexicain qui bouille dans ses veines l’entraîne souvent à la limite sans pour autant atteindre les déboires de ses frères. Mais lorsqu’il retourne vivre dans son ancien quartier, les évènements s’enchainent et malgré son intelligence, Luis perd rapidement le contrôle sur ce qui l’entoure.
Nikki est un personnage fort. J’ai apprécié le fait qu’elle soit elle aussi d’origine mexicaine bien que pour cette dernière, cela ne soit pas un marqueur important puisque contrairement aux mexicains des quartiers sud, ses parents se sont élevés au quartier riche du nord. Après une lourde erreur, Nikki a perdu confiance en l’être de sexe opposé. Pour elle, tous les garçons se valent et rien de passera plus jamais la barrière qu’elle s’est efforcée d’ériger.
Par un hasard qui n’en est jamais avec Simone Elkeles, ces deux jeunes gens se rencontrent par deux fois, et toujours de façon explosive. A 15 ans et à 17 ans, en terminale où ils se retrouvent. Comme à son habitude, l’auteure installe le jeu du chat et de la souris où tout à tour, Luis et Nikki devienne la proie de cette alchimie.
Lisa McMann, Wake tome 1
Note : 3,5/5
Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence. De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu'un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ? Depuis qu'elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s'endorment près d'elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider, mais comment faire ? En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l'âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves à lui se révèlent si troubles et inquiétants qu'elle prend peur... A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?
Jessica Warman, Reste avec moi
Note : 3/5
Reste avec moi m’a tout de suite attiré de par sa couverture, un peu effrayante mais intrigante, mais aussi par son histoire. J’aime les récits centrés sur les fantômes. Ici, Elizabeth, vient tout juste de décédée. Elle se retrouve à suivre le déroulement de la vie de ses proches tout en essayant de reconstituer sa propre vie dont elle n’a que quelques brefs souvenirs, mais aussi de découvrir les circonstances de sa mort. Pour l’aider, un jeune lycéen nommé Alex, décédé un an avant elle, tout l’opposé de ce qu’était Elizabeth. En effet, elle est riche, populaire, superficielle. Lui n’a pas d’amis, fait tout pour passer inaperçu et sa famille ne roule vraiment pas sur l’or.
Mais voilà, ils sont coincés ensemble, lui doit découvrir qui l’a renversé sur le bord de la route un soir pluvieux et l’a laissé mourir, elle doit trouver comment sa soirée d’anniversaire sur le yacht familial a pu conclure à sa noyade.
L’histoire a donc tout pour plaire, et malgré le nombre de pages qui pourraient être freinant pour certains, si le récit est bien construit, la lecture devrait couler d’elle-même. Ce n’est pas le cas pour ce livre. Le récit est long, rébarbatif. Certaines réflexions ont du mal à prendre sens dans le texte. J’ai énormément trainé à lire ce roman et c’est bien parce que je n’ai pas l’habitude d’abandonner une lecture commencée que je me suis poussée à le terminer. Et c’est une bonne idée car la fin est surprenante (pas dans l’histoire qui est simple à deviner) mais tous les éléments s’enchaînent, se combinent et ravivent l’envie de lire cette histoire, loin d’être originale mais sympathique.
La fin est d’autant plus plaisante que le début n’est autre que stéréotypes sur les adolescents, les parents, les personnes aisées, le système en général. Mais on découvre progressivement les personnages, grattant la surface, et il est facile de s’identifier à l’ado persécuté, à la fille pas si superficielle que ça, au mec gentil mais passif, aux parents dépassés, au prof prévenant, au second rôle… bref, à toute un panel de personnages qui ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être.
Suite à sa mort, Elizabeth avance, grandit ce qui peut sembler paradoxal puisqu’elle est morte, mais séparée de tout ce qui pouvait la freiner, elle avance jusqu’à atteindre ce pourquoi elle est restée sur terre.
Ce livre est empli de sentiments forts, parmi lesquels il faut surtout retenir le pardon, l’amour et l’acceptation. Je trouve qu’il apporte de bons messages aux adolescents mais aussi à toute personne emprisonnée dans un univers faux (ceux qui auront lu le livre comprendront peut-être).
Lissa Price, Portrait d'un Starter
Note : 1,5/5
Cette nouvelle, courte, apporte la vision de Michael sur la disparition de Callie lorsqu’elle prend contact avec la banque des corps. Cette nouvelle met en évidence l‘histoire de certains liens unissant les personnages mais je ne vois pas trop quelle profondeur elle donne aux starters, ni quelles informations réellement importantes elle apporte à l'intrigue.
Je n’ai pas encore lu Portrait d’un Marshall et j’espère qu’il développera plus l’intrigue de Starters au lieu de n’apporter qu’un léger supplément à l’histoire originelle.