Starters de Lissa Price

Publié le par Lyrah

Starters de Lissa Price

Quatrième de couverture :

Vous rêvez d'une nouvelle jeunesse ? Devenez quelqu'un d'autre.

Règles s'appliquant à la clientèle de prime destinations :

1. N'oubliez pas que le corps dont vous êtes locataire est celui d'une jeune personne.

2. Il vous est strictement interdit de le modifier ou de le blesser.

3. Toute activité illicite entraînera l'annulation de votre contrat.

Le corps que vous avez loué nous appartient.

Prix : 17.00 €

Nombre de pages : 451

Amazon

Mon avis :

Par où commencer pour ce livre ? Dès la quatrième de couverture on peut lire « les fans de Hunger Games vont adorer », personnellement ça n’a pas réellement été mon cas.

L’histoire est intéressante, une guerre biologique a éclaté, déchirant de nombreuses familles. Le gouvernement est impliqué, trame même des dystopies, et il ne reste que des personnes manipulatrices de milieux aisés, des familles exploitées et insouciantes mais surtout des jeunes nommés starters. Un terme exploité ici pour définir une population jeune, contrairement aux enders, classe vieillissante qui on ne sait par quels miracles, arrivent à vivre jusqu’à deux cents ans voir plus.

Ainsi le problème est là, rien n’est réellement expliqué dans cet ouvrage. L’auteur n’offre que de rares informations via des souvenirs du personnage principal, Callie, et quelques explications très attendues sur le contexte de l’histoire, à la fin du livre.

Le tout est raconté à la première personne, dans un style pauvre en détails, un peu brouillon et difficile à suivre. La logique laisse à désirer, le fil conducteur étant souvent invisible alors qu’il y aurait beaucoup à développer. Je ne sais si cela est dû à la traduction de la version originale ou au style de l’auteur, mais je trouve cela gênant pour s’immerger plus profondément dans l’intrigue. Le livre est long, et malgré quelques rebondissements, seule la fin tient en haleine.

Pourtant, les aventures de la courageuse Callie, jeune fille devenue orpheline à cause de la guerre, traquée par les marshals, qui doit survivre dans la rue, et s’occuper de son petit frère malade, a de quoi être on ne peut plus palpitante. Suite à de grosses pertes et à la santé détériorante de son frère, Callie n’a d’autres choix que de « louer » son corps à la banque des corps, organisme illégal qui permet aux anciens enders d’emprunter sur une durée plus ou moins longue, le corps de jeunes starters, afin de revivre une nouvelle jeunesse et de réaliser des activités intenses.

Cette jeune adolescente, qui doit assumer bien trop tôt la perte de ses parents, de son univers et de son enfance, est touchante tant par sa dévotion et son amour envers son frère qu’en sa générosité et son courage. Les passages de romance amoureuse ne sont pas marquants car l’ampleur des sentiments qu’elle éprouve n’est pas assez signifiée, que ce soit envers son fidèle ami Mickael ou envers le beau et riche Blake.

Les autres personnages sont peu développés, je pense (et j’espère) que cela n’est que partie remise au profit du deuxième tome.

Le personnage du vieux est particulier, on en apprend peu sur lui et les quelques révélations à la fin du tome 1 ne font qu’épaissir le mystère qui l’entoure, embrouillant le lecteur sur la perception de ce personnage. On ne peut savoir s’il est tout simplement mégalomane, diabolique, désireux d’acquérir de l’argent et surtout du pouvoir ou bien s’il a des idéaux biens plus profonds.

En clair, en attendant la sortie du tome 2, peu longue comparé à d’autres suites puisque ce dernier sortira en France en décembre 2012, je vais laisser toutes mes interrogations sur cette nouvelle dystopie innovante par son histoire mais décevante par son récit en espérant que cela s’améliorera justement dans Enders.

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Publié dans Chroniques

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